Ce soir et dans le cahos du quotidien, alors que je sortais tout juste du bain de Lelou en essayant tant bien que mal de ne pas glisser sur un jouet sur mon chemin, Eyden qui, pour une fois mange seul, me lance sorti de nulle part « Maman, Yemma elle est où ? » et avant que j’ai pu lui faire une quelconque réponse il continue sur sa lancée « Elle est au ciel tout là-haut là-haut » Je m’approche de lui en cachant mes larmes et je lui dis que oui il me montre alors le plafond puis la fenêtre « Regarde maman la haut Yemma elle est dans le ciel » Et il sourit.
C’est la première fois depuis que ma tendre belle-mère est retournée à son créateur qu’Eyden aborde lui-même le sujet, succinctement, avec ses mots, sa compréhension.
En arabe, le mot être humain « Inssan » (Inssane) possède le même radical que le verbe nassia «oublier » . Il est de la nature de l’être humain, d’oublier avec le temps, les épreuves de la vie. Bien sûr, le souvenir est toujours là, ce qu’on oublie et Dieu merci, c’est la douleur lancinante, celle que tu penses ne jamais surmonter.
Il y a quelques temps et au terme d’une longue bataille, ma belle-mère est allée se reposer près de son créateur et chaque étoile que nous avons vu partir nous rappelle oh combien notre passage est éphémère, parfois doux, parfois dur et toujours incertain. La mort rappelle, elle fait mal, elle blesse autant qu’elle guérit parfois des histoires, des familles, des relations.
Et alors, dans les yeux de sa chair et de son sang on comprend la perpétuité de la vie, on comprend son cercle, son renouvellement. Ils nous font tenir autant qu’ils nous rappellent l’absence qu’ils connaitront. Ils nous montrent la reconnaissance des moments vécus autant qu’ils nous font redouter les étapes importantes qui souligneront le vide.
Alors en ce mois béni, en ces jours difficiles pour notre condition d’humain souvent privilégiés j’ai un souvenir doux et douloureux d’elle, debout jusqu’à la dernière minute, arrivant à table le dernier pain fait de ses mains à peine sorti de la poêle et mangeant à peine la succession de mets servis à table.
La mort blesse autant qu’elle ne guérit.
Mon texte, spontané, que je ne pensais jamais vous écrire vous est dédié à tous, que vous ayez, ou pas, des étoiles supplémentaires et chères à votre cœur dans le ciel. Si on ne s’habitue jamais vraiment à l’absence, si le poids dans le ventre est au moins aussi important que celui dans le cœur, on continue d’avancer, d’honorer les jours qui se présentent à nous.
Ce soir, nos étoiles brilleront un peu plus fort et les sourires se mêleront aux larmes, demain, si Dieu nous permet de vivre, notre peine s’allégera un peu plus mais nos souvenirs resteront eux, intacts.
Prêts pour un bon plan de folie ? Alors continue de lire … Toi qui aime bien manger, les tables bien dressées et les moments d’exception avec tes proches reste jusqu’à la fin je te fais découvrir un concept que tu connais peut être mais que, pour l’avoir testé maintenant deux fois, je te recommande mille et une fois !
Un beau jour d’octobre 2021 alors qu’on vient de se prendre sur la tête une mesure qu’on attendait pas, on se retrouve pour une durée indéterminée soumis au couvre feu. L’angoisse commence alors, les bouchons dès 14h, les files interminables aux caisses de supermarché et l’impossibilité d’aller décompresser au restaurant après une longue semaine de boulot…
Pour ne rien arranger, j’avais prévu une super table pour l’anniversaire de mon amoureux le 02 novembre. Après un déménagement, des travaux, un TRÈS LONG confinement et un bébé on méritait bien une soirée de décompression. Et bien c’était maintenant foutu… Mais vous me connaissez, je ne peux m’avouer vaincue dans la quête d’un bon repas !
Une chose en amenant une autre je tombe sur le service de Chef à domicile que gère Fatiha via son site internet Yourchef. La promesse ? Un dîner de chef à domicile avec un service d’exception. Et pour cause, Fatiha vient chez vous s’installer dans votre cuisine deux heures avant que vous ne soyez servis. Elle prend possession des lieux, s’occupe de dresser la table jusqu’au moment où le magique « c’est l’heure » ne sorte plus de votre bouche à vous mais bien de celle de quelqu’un qui vous invite à VOTRE TABLE pour VOUS SERVIR.
Oui baby mama, je pense bien à toi qui hurle tous les soirs 4 ou 5 fois de venir s’installer autour du met que tu as préparé avec amour pendant des heures pour voir ta petite famille l’engloutir en 30 secondes et retourner vaquer à ses occupations.
Imagine toi ouvrir la porte à Fatiha, aller prendre une douche, prendre le temps de te faire ce brushing de folie, avoir le temps d’appliquer ton rouge à lèvres ailleurs que côté passager dans la voiture après avoir confié les enfants à la nounou en vitesse, enfiler LA robe que tu n’oses pas porter dehors et t’installer comme la princesse que tu es devant ton homme, qui, a ta vue, ne sait plus où donner de la tête.
Tu penses que le show est fini ? C’est loin d’être le cas ! Apprête toi à vivre une vraie soirée de rêve. De l’entrée au dessert vous serez surpris visuellement mais aussi et surtout, vos papilles vont se prendre un petit aller retour auquel vous ne vous attendiez pas.
Le choix du menu est le vôtre et après une pré-réservation sur le site ici, Fathia vous appelle afin de vérifier que tout sera à votre gout (le sens du service à un point !!) et malgré tout, les deux fois où Fatiha est venu à la maison, bien que connaissant le menu j’ai été surprise tout au long de la soirée! Outre le fait d’être servis mieux qu’au restaurant (vous savez autant que moi que les soirées ratées au resto à cause d’une cuisson approximative ou d’un serveur bof bof se multiplient), nous avons vraiment été surpris des saveurs, des associations et de la qualité des ingrédients utilisés.
Retrouve la sur insta juste ici
mise en boucheTerre Mer
Vous savez que je suis toujours à la recherche de nouvelles expériences, que je suis vraiment exigeante quand il est question de se faire plaisir autour d’une table et que le repas partagé est une institution chez moi. Le service Yourchef a un coût mais qu’est ce qu’il en vaut la peine. Il y a peu de choses qui surpassent le fait d’être reçu comme une princesse… chez soi. Et alors que vous dégustez un petit dessert à l’assiette accompagné de son espresso bien serré, Fatiha se retire après avoir laissé votre cuisine pour ma part dans un meilleur état qu’elle ne l’a trouvé !
Je trouve qu’on est souvent trop radins avec ses propres petits plaisirs et qu’on oublie trop souvent de se faire un vrai plaisir, vous savez, de ceux qui restent gravés dans vos souvenirs pendant des mois. Anniversaire de mariage, birthday de votre moitié, grande annonce, fin de grossesse ou juste une soirée en amoureux, autant d’occasions de faire appel à une super chef à domicile testée, approuvées, recommandée !
Il était temps qu’on se retrouve non ? J’ai tourné l’objet de cet article mille fois dans ma tête avant de vous pondre quelque chose. Et finalement, comme souvent, c’est en y pensant pas tellement, un latte vanille à ma droite, que je me lance et que je tente de poser des mots sur un sentiment nouveau, presque indescriptible.
Il faut que je vous dise, si je fais autant de parallèles entre ma maternité avec Eyden et celle-ci, c’est parce que je crois que je finis par réaliser aujourd’hui les sentiments et le vécu que j’avais il y a deux ans et demi. Pardonnez donc les parallèles mais ils sont indispensables pour comprendre le chemin parcouru et le ressenti actuel.
Vous le savez (ou pas) contrairement à Eyden, Leyel est un bébé surprise. De ceux qu’on attend pas mais qu’on est profondément heureux d’accueillir. Je n’arrêtais pas de dire que je ne voulais pas d’un 2e enfant tout de suite. Ma vie était encore si bouleversée de l’arrivée d’Eyden (pas tant son arrivée mais de ma réaction face à cette arrivée) que j’ai fini par être persuadée qu’une seconde maternité serait le synonyme de la fin de moi, de mon couple, de mes aspirations. Violent non? Mais vraiment réel.
Et finalement, quand, en mars dernier, ce plus est apparu sur ce test, j’ai soufflé. Un loooong soupir de gratitude, de soulagement presque. J’ai ensuite retenu ce souffle pendant 9 mois. 9 longs mois pendant lesquels, quand je pensais à ma maternité plurielle, je me mettais à hyperventiler, à paniquer et si je ne me stoppais pas, je pouvais partir très vite en crise de panique.
On se demande souvent comment on peut aimer un 2e enfant après l’explosion du coeur qu’on connaît quand on rencontre son premier né. Pour ma part, et vous me connaissez je ne vous mentirai pas, je n’ai pas aimé 2 fois plus fort. Non, j’ai aimé, différemment. Le 2 expériences sont incomparables, le premier né restera à jamais le premier né. Ce n’est pas son individualité qui fait qu’on l’aime plus ou moins, c’est celui ou celle qui te fait basculer dans le reste de ta vie, dans un état que tu n’as jamais connu avant et que tu n’oublieras jamais, un état qui restera en toi pour le reste de tes jours. Quoi qu’il advienne peu importe le temps que ça dure. Ce jour de la naissance de ton aîné, tu es devenue mère pour le reste de ta vie. Avant ce premier né, il y avait toi et ta moitié, toi et ta vie, toi et rien d’autre. Ce premier né rabat toutes les cartes et te fait basculer dans un monde que tu ne connaissais pas et amène avec lui un lot de sentiments que tu n’as jamais expérimenter, une fatigue que tu ne pensais jamais connaître, des ressources personnelles absolument insoupçonnées et un amour incomparable. Tout ça en même temps.
Je discutais justement de ça avec une amie nouvelle maman qui me posait la question : comment aimes tu Leyel après Eyden. Pas au sens de comment puis je mais plutôt à quel point. J’ai tout de suite saisi le sens de sa question et voilà ce que je lui ai répondu : « Eyden c’est comme un premier amour, tu sais ce premier amour qui te tiens éveillé la nuit près du téléphone, qui te consumes, cet amour passionnel qui te fait vivre autant qu’il te détruit. Leyel c’est l’amour avec lequel tu finis par faire ta vie, moins de passion parce que rien n’est nouveau mais autant d’amour. Un amour posé, calme, qui dure. Un amour rassurant parce que tu as appris qui tu étais en leur présence. Un amour doux comme une nuit d’été. C’est ça la majeur différence entre mes deux vécus. » Je ne me suis jamais posé la question de savoir si l’amour « se multiplie » c’est évident, à partir du moment où tu sais que tu vas être maman à nouveau tu l’aimes, qui soit-il ou soit-elle quand bien même tu ne pensais pas cela possible après ton premier né.
Après réflexion (et un vécu différent) c’est beaucoup plus sain maintenant de plus avoir ce sentiment exacerbé d’interdépendance, ce « il n’est rien sans moi, je suis son tout » qu’on peut ressentir après une première naissance parce que ce sentiment, quintessence de l’amour qu’on peut ressentir peut être aussi destructeur. A trop se donner on s’oublie, à trop exister pour un seul être, même la chair de sa chair, on peut vite sombrer dans une existence incomplète, aigrie.
Comme toujours, tout est une question de balance, certains la trouve immédiatement, d’autres prennent du temps le voyage n’en reste pas moins formidable.
Eh non, je ne fais pas référence à la reprise de Sex and the City (que je trouve vraiment nulle mais que je regarde quand même parce que mainstream culture and whatever…) mais bien au fait que juste en un clignement des yeux, Leyel a eu un mois et que le post partum (qui continue toujours) a pris une toute autre tournure !
Vous savez quand on dit que rien n’arrive par hasard et surtout que ce n’est jamais le bon moment quand on tombe malade ? Et bien… c’est ce qui a marqué la semaine 4 de mon post partum. Un mercredi de fin novembre et alors que j’avais commencé une mission de boulot hyper intense quelques jours auparavant, je me vois téléphoner aux urgences pédiatriques parce que je remarque un bouton bien mature sur la main de Leyel. Eyden a eu la varicelles quelques jours avant et la pédiatre nous avait dit de filer à l’hôpital si elle se manifestait chez notre toute petite.
A moins de 28j le protocole consiste en une hospitalisation systématique pour le nourrisson afin d’écarter toute complication qui pourrait être liée à la varicelle.
Malgré une salle d’attente archi pleine et un personnel hospitalier usé jusqu’à la corde, nous avons été prises en charge très rapidement. Et un peu trop vite à mon goût, Leyel s’est retrouvée branchée de partout et seule dans un lit à barreaux. J’étais en même temps hyper rassurée de voir à quel point on la surveillait, et complètement désemparée de me retrouver de nouveau à l’hôpital, 3 semaines à peine après avoir accouché absolument esseulée. Un seul parent est autorisé à rester et allaitant exclusivement, la question ne s’est même pas posée pour nous. Cet épisode à l’hôpital en 3e semaine a marqué un vrai tournant dans mon post partum qui se passait jusque là à merveille.
A partir de ces quelques jours passés à Trousseau j’ai… quelque peu perdu pied. La bulle d’amour, de chaud, de soin que je m’étais un peu construite s’est vite fendue. Il a du y avoir une part de vouloir trop faire, trop vite. Il y a eu aussi les circonstances de la vie et les choses qu’on ne maitrise pas.
Après ces quelques jours, je me suis accrochée bec et ongles à la fête de naissance de Leyel qui a été un beau moment mais que j’ai organisé dans une précipitation monstrueuse. La fête, ayant lieu le dimanche, je me suis retrouvée sans pouvoir dire ouf dès le lendemain en dehors de chez moi et de retour chez mes parents avec les deux enfants pour au moins deux semaines, le temps des travaux de notre salle de bain.
La première semaine a été nickel : tout avançait hyper bien, Eyden était à l’école la journée et nous étions réunions le soir en réunion de chantier qui allait véritablement changer tout notre quotidien. La semaine suivante, les choses se sont compliquées : ouvriers pas présents sur le chantier, dépenses imprévues, retards et approximations dans le travail. Pour être clairs : dès que le nouveau carrelage a été posé, plus rien n’avançait. Psychologiquement, c’est dur de de devoir continuer de gérer sa vie pro, ses enfants et son quotidien de nouveau parent loin de ses repères. Je vous en déjà fait part mais les nuits courtes et hachées, le fait de gérer seule les deux petits pendant que Ghiles était sur le chantier et ne pas pouvoir être maitresse de son temps parce que pas chez soi… c’était un peu dur par moment. Alors bien sûr comme tout dans la vie on relativise mais les hormones n’aidant pas, plus les jours passaient plus il était difficile de ne pas fondre en larme pour un rien.
Nous entamons au moment où je vous écris ces lignes la 4e semaine de chantier pour des finitions qui n’en finissent plus… Nous avons été abandonnés par notre entrepreneur juste après lui avoir donné une partie de son règlement (humhum les pigeons c’est nous bonjour). Parallèlement, comme on a été très concentrés sur cette partie, je regarde Leyel et mes yeux s’emplissent un peu de larmes de ne pas avoir l’impression d’avoir passé des moments de qualité avec elle, rien qu’elle et moi, rien que nous 4. Plus globalement c’est un mood général de FOMO (fear of missing out ou peur de rater des choses) qui s’installe peu à peu et je vous promets que je fais tout ce qui est possible pour tenter de combattre cette énergie négative. On est ce qu’on renvoie et je ne sais pas combien de temps ça va me prendre mais on va changer de mood.
Le positif dans tout ça ?
Eh oui il y en a tout de même non ? cette période coincide aussi avec une neeeette amélioration de l’humeur d’Eyden. Serions nous enfin sortis des terrible twos et surtout de la période de jalousie avec l’arrivée de sa soeur ? Je ne sais pas encore mais les moments de vie quotidienne sont moins des instants de combats d’égo et on arrive à éviter la crise d’une demie heure si on lui interdit de manger du « cocholat » 10 minutes avant de dîner !
Autre bonne nouvelle ? Globalement, on dort quand même et franchement les travaux de la maison peuvent durer jusqu’en 2024 tant que je dors la nuit ! Il faut savoir où prendre les victoires où il y en a !
En bref, on est en plein dans le creux de la vague, clairement ça demande des efforts d’être dans l’instant, de sourire, de rire, de ne pas rester en pyjama toute la journée et de prendre des douches tous les 3 jours. Clairement j’ai envie de me nourrir de chips et de mms à tous moments et de sauter dans un avion direction le soleil… SEULE. Mais tout le travail que j’ai fait l’an dernier avec ma psy, tout le premier post partum que j’ai vécu m’aident à relativiser et à comprendre que c’est une phase. Que tout ce que je ressens est légitime mais que personne n’en est responsable, c’est la vie c’est tout. Et que même si je ne peux pas (encore) sauter dans un avion direction le soleil seule (ça arrive très bientôt) je peux prendre mon ordi et m’accorder un bon café en solo, recharger MES batteries loin des couches, des bains, des soupes et des lessives pour regagner un peu de sourire à partager avec les miens. Ça c’est de mon ressort, MON bien être.
Une chronique en demie teinte donc mais des jours meilleurs arrivent j’en suis p e r s u a d e e.
Nous y sommes presque et comme attendu, le premier mois sera passé à une vitesse presque effrayante..
Dans plusieurs cultures, il est de coutume que la femme qui vient d’accoucher soit prise en charge par son cercle proche pendant les 40 premiers jours de vie du bébé. En effet, nos 6 semaines occidentales correspondent parfaitement aux coutumes ancestrales et aux recommandations transmises de génération en génération qui incitent la nouvelle maman à limiter au maximum ses efforts pendant 40 jours.
En effet, entre les saignements, le rétablissement du corps en pratiquant le plus possible l’horizontalité et surtout la mise en place de l’allaitement, c’est l’entourage qui prend le relais sur tout le reste pendant cette période. En général, soit, la femme reçoit chez elle l’aide nécessaire soit elle part se reposer chez ses parents ou beaux parents pendant cette période.
Autant vous dire que pour Eyden et pour continuer dans ma volonté de me prouver que j’étais capable de tout faire toute seule je n’avais pas fait appel à qui que ce soit et j’avais tant bien que mal vécu cette période seule. Vous connaissez désormais la suite.
Cette fois-ci, et parce que je reste une demie sauvageonne de la vie sociale, j’ai d’abord voulu revenir dans mon cocon et me reposer chez moi avant de laisser qui que ce soit prendre soin de moi. Je suis comme ça, comme je vous l’ai dit, je me connais suffisamment maintenant pour savoir ce que je veux et surtout, je ne fais plus rien passer avant ma propre volonté et ça fonctionne très bien pour moi et pour mon entourage. Maman happy = entourage content.
Après deux semaines, j’ai donc demandé à ma maman si je pouvais passer la semaine suivante chez elle avec les bébés. Ça coïncidait parfaitement aussi avec le fait que Ghiles ait une semaine chargée et un déplacement. Il pouvait ainsi se focaliser sur ses activités extérieures sans culpabiliser et moi je pouvais être chouchoutée sans lui demander d’être présent (Ça aussi c’est nouveau mais on abordera le couple et la balance des vies perso dans une autre chronique!)
Aussi, dimanche dernier j’ai préparé une grosse valise (les weekends en famille ça promet je vous dis !) et en 30 secondes de voitures je posais mes fesses sur le canapé du salon qui m’a vu grandir pour ne plus bouger de la semaine (bon sauf pour revenir 3h à la maison mercredi pour faire ma formation hebdomadaire). Et laissez moi vous dire… QUEL BONHEUR.
Aussi, j’aimerais commencer par vous dire que si vous avez dans votre entourage quelqu’un qui souhaite prendre soin de vous, par pitié, laissez les faire.
Ma mère, étant la personne la plus mignonne du monde avait rempli le frigo et le placard de tout ce que j’aime manger à tous les repas (d’où le fait qu’à J+21 je n’ai perdu sur la balance « que » 5 kilos haha mais ça aussi on y reviendra). Et j’ai compris ce que c’était que de mettre les pieds sous la table. En fin de compte, plus que de ne rien faire physiquement, être loin de chez moi et n’avoir rien d’autre à faire que de profiter (je ne changeais même plus les couches de Leyel… ou d’Eyden d’ailleurs) sans penser à lancer une machine, envoyer un papier important, faire un drive ou que sais je encore a été plus que salvateur.
D’un coup, absolument toute la charge mentale qui reposait sur mes épaules s’est faite la malle. Et vous le savez si me suivez sur instagram, cette semaine n’a pas été d’un repos absolu avec Eyden qui était malade donc grognon et qui nous a fait plus de réveils nocturnes que sa soeur. Et pourtant j’en suis ressortie vraiment vraiment vraiment dans un mood plus que positif.
Le faire à J+14 c’était aussi le faire après être un peu remise physiquement et mentalement et donc se donner toutes les clés de pouvoir continuer sereinement seule. Lors de ma dernière grossesse, c’est à peu près après 2 semaines que s’est installé le baby blues. Je sortais sans le savoir de l’euphorie de l’accouchement et je n’ai pas du tout vu venir ce moment où, euphorie absente et ayant puisé dans mes ressources physiques, le baby blues s’est installé. En effet, alors que je me sentais très bien physiquement, maman ne m’a laissé rien faire à la maison à part m’occuper de moi et à la fin de cette semaine je sens que ma récupération physique à vraiment pris un tournant pour le mieux !
Ma mère me racontait pendant nos après-midi cette semaine comment elle trouvait le post partum violent ici entre pression sociale et isolement et comment il pouvait être doux pour les femmes (du moins dans notre cercle familial proche) en Tunisie. Il y a plus de 30 ans elle me disait combien feu ma grand mère l’avait épaulé lors de son post partum avec mon frère ainé et comment elle avait vécu un réel choc lors de son expérience avec mon petit frère lorsqu’elle s’est retrouvée seule ici. Elle était donc vraiment contente de pouvoir rendre l’expérience plus douce pour moi ici !
Le mois d’or, avoir chaud et bien manger.
Outre la très bonne compagnie, en quoi consiste réellement le soin de la femme « nefssa » comme on dit chez nous (qui vient de donner la vie) ? C’est d’abord privilégier la chaleur dans la nourriture et dans l’environnement ! A moi les polaires, les chaussettes pilou pilou et les soupes chaudes de maman pleines de vitamines. Il fait aussi bien plus chaud chez mes parents que chez moi, c’était donc très très agréable que de ne pas trembloter à chaque instant comme chez moi ! Vous savez, j’ai horreur qu’on me dise de me couvrir par temps froid ou chaud mais vous savez vous êtes littéralement ouverte, écartelée et vos organes ne sont pas en place alors couvrez vous et chouchoutez votre corps.
Et d’ailleurs je l’ai ressenti plus fort cette fois ci que lors de mon accouchement avec Eyden. Ce dernier, en plein été presque, je ressentais moins les attaques de la météo mais là, je comprends la nécessité de se couvrir, d’avoir chaud tant dans le corps que dans le coeur. Quand vous avez avec vous une personne attentive à vos moindres envies, vous êtes plus encline à produire de l’ocytocine qui facilitera le lien entre vous et bébé et la mise en place de votre allaitement !
La semaine s’est terminée avec une première fête de naissance pour Lelou avec les amies et collègues de ma maman chez nous. et ça a été un parfait moment. Elle a coïncidé exactement avec la 3e semaine de vie de Leyel et un vrai tournant dans mon énergie.
Je suis retournée chez moi avec le sentiment d’être de nouveau un peu moi même à faire une première journée seule avec Leyel et Eyden avant le retour de Ghiles de son déplacement en ne cessant de me répéter « I GOT THIS » et pour le coup, je le pensais vraiment. I got this. un jour à la fois, une difficulté à la fois tout en apaisement. Et croyez moi, un mood comme celui-ci allait vraiment m’aider à affronter la semaine qui a suivi ….
Nouvelle journée, nouvelle chronique, une chronique pour vous faire rire et vous rappeler que chaque journée de merde a une fin !
Tout le monde a des jours où rien ne va mais alors quand les merdes (littérales dans mon cas) s’enchainent, il faut une belle dose de lâcher prise et d’humour pour que ça ne dure pas plus qu’il ne le faut …
On savait qu’avec deux enfants tout allait être un peu différent et ce serait vous mentir que de dire que je me sentais d’attaque de gérer seule les deux alors même que je gambadais seule avec Eyden une semaine à peine après avoir accouché.
Je m’étais fait tout un film dans ma tête de cette première hypothétique sortie avec les deux. Il fallait que ce soit une demie journée, en intérieur avec un Eyden calme et reposé… mais vous connaissez l’adage : plus tu prévois… moins ça se passe !
Ce dimanche, seul jour en famille dans l’emploi du temps serré du baby Daddy, est une journée qu’on passe traditionnellement à l’extérieur pour qu’Eyden profite de l’air frais et qu’on puisse se balader un peu en dehors des espaces confinés qu’on occupe toute la semaine.
Bref, ce dimanche, même la pluie ne décourage pas notre sortie mais on a du mal à se décider sur le quartier de Paris et sur notre moyen de transport. On finit par se diriger vers l’hypocentre en voiture. Alors que la chance nous sourit avec une petite place de stationnement sur les quais, la débandade commence : la pluie reprend de plus belle pendant que Ghiles se débat avec un Eyden pluuuuuus que grincheux qui se met à hurler dehors. De mon côté, j’ai la bonne idée de changer Leyel dans la voiture pour qu’elle soit au sec pendant notre balade. C’est au moment fatidique de la couche ouverte que Leyel me lance un jet de selles à la façon d’un tuyau d’arrosage lancé à pleine puissance. Comment un si petit être peut lancer avec tant de forces un truc aussi nauséabond ?!
Et alors que je pensais avoir masteurisé l’art de l’esquive en dégainant la couche propre plus vite que mon ombre tout en poussant un hurlement mi effrayé mi soulagé j’ai lancé à Ghiles pas peu fière « ouuuuf on est pas passé loin de la catastrophe ». Mais quelle erreur de débutante que de ne pas avoir considéré les angles morts de la couche. Dès qu’elle s’est détendue, vidée de tout ce qu’elle avait pu boire sur la journée, j’ai découvert avec horreur qu’elle avait complètement repeint d’un jaune canard qui ne serait jamais tendance : le siège arrière, sa jambe gauche, sa combinaison pilote en moumoute trop jolie et … sa chaussette droite (like how the fuck did it go there sans toucher le reste de sa jambe !!).
Eyden, toujours hurlant dans sa poussette et réclamant du chocolat, moi, complètement dépitée de devoir changer entièrement Leyel qui n’avait désormais plus rien pour sortir se balader dans le froid j’ai fini par dire à Ghiles qu’il serait peut être judicieux de rentrer à la maison. Il faut savoir quand il faut se battre et quand il faut accepter la défaite. Il était désormais 15h, je n’avais toujours pas déjeuné (autant dire que je n’allais pas tarder à me transformer en Godzilla), les enfants étaient au bout de leur vie, bref je ne rêvais que d’un chocolat chaud sous la couette.
Dans le même temps une voiture attendait sagement à côté de nous que Ghiles avance la nôtre d’un iota pour pouvoir se garer derrière nous. C’est là que le coup de grâce nous a été asséné. Tour de clé. Rien. Regard de panique échangé. Re tour de clé. De nouveau rien. Tu connais ce sentiment où t’es un peu à bout et qu’un rien finit par te faire basculer du côté obscur de la force. C’était précisément moi à ce moment là.
J’ai alors décidé de faire un truc un peu stupide mais après 30 ans passés en compagnie de moi même, je sais que dans des moments comme ça, je suis la personne la plus irrationnelle du monde (Gemini vibes et tout ce qui va avec). Plutôt que de me poser à la terrasse de n’importe quel restaurant avec un enfant au bout de sa vie et un nouveau né imprévisible à me mordre le bout des doigts et essayer de trouver un responsable à nos galères (Gemini vibes bis + chute d’hormones) j’ai décidé de me calmer en faisant un truc qui occuperait toute ma tête et mon corps : rentrer seule en transport avec les deux enfants. Stupide et peut être même un peu dangereux à J+15 de mon accouchement et par 3 degrés mais si je restais sur place à remettre en question tous les choix que ferait Ghiles pour dépanner la voiture, je savais que j’allais être injuste et complètement folle à lier.
Me voici donc à pousser Eyden dans sa poussette, Leyel dans son écharpe à commander un cake au chocolat (souvenez-vous Eyden hurlait pour manger du chocolat), un chocolat chaud aux lèvres à tenter de m’auto persuader que c’était une bonne idée. Après tout, je ne m’étais pas imaginé ma première sortie comme ça mais si ça se passait bien, il n’y aurait pas eu meilleur baptême du feu.
J’étais tellement furax que je ne demandais de l’aide à personne dans les escaliers de peur d’arracher la tête à une personne qui me la refuserait et puis… Une jeune maman, poussette d’un côté, bébé dans les bras, les gens ne me laisseraient quand même pas en galère. LOLILOL. C’est évidement mettre bien trop de foi dans Le Parisien (car la parisienne est bien plus aimable). Les messieurs se sont enchainés en haut et en bas des escaliers, me dévisageant de haut en bas sans jamais proposer leur aide (#EDUQUEZVOSFILS).
En haut des escaliers de la station Odéon, c’est une dame de l’âge de ma mère qui m’accompagne jusqu’à la rame du métro (il fallait qu’avec tout ça, la ligne que je prenais soit fermée le dimanche la guigne je vous dis), un petit ange comm on en croise que trop rarement ces temps-ci. Pour le reste du voyage, j’ai du composé avec mes bras frêles pour porter la poussette vide et un Eyden peu coopératif pour monter ou descendre les escaliers seul (je portais la terre entière pourquoi lui devrait compter sur ses jambes tout à coup).
Une fois dans le RER, je finis par souffler et pleurer un bon coup. Ça, c’est fait. C’était vraiment ni le bon jour, ni la bonne sortie, ni le bon moment, ni les meilleures conditions MAIS, j’ai survécu aux transports en commun, à Paris et à mes deux enfants tout en marchant une distance que je n’avais plus parcouru depuis des semaines. Mieux encore, je finis par arriver chez mes parents (quasi en même temps que Ghiles qui avait dépanné la voiture entre temps) détendue et presque souriante de cette mésaventure pas si grave que ça mais l’exagération étant mon 2e prénom, il me fallait cette heure et demie, seule, pour tenter de gérer mes émotions à ma façon.
Et ma façon n’est ni la meilleure ni la plus mature mais elle m’a permis de redescendre doucement. Et surtout, elle met certaines choses en perspective. Il nous arrive à tous d’avoir ces moments où tout semble insurmontable, ou on perd patience et où rétrospectivement on se dit qu’on aurait pu faire les choses plus calmement, autrement. Et on est des adultes responsables. Imaginez un enfant de 2 ou 3 ans, qui commence simplement à expérimenter le panel de ses émotions complexes et qui vous tape une crise monumentale. Pensez à votre dernier pétage de plomb, ça vous aidera peut être à prendre la crise de votre mini avec plus de philosophie…
On tire tout de même quelques enseignements de cette journée de la loose
je ne sors plus de la maison aux heures de repas sans avoir avalé quelque chose.
on ne programmera plus de journées à la one again en priant pour le meilleur.
on prendra toujours un manteau de rechange pour Leyel et 3 tenues au moins!
Il est quand même VRAIMENT temps de se débarrasser de notre Twingo et de changer de voiture ….
La vie est belle, on est pas à notre dernière journée de la loose, until the next one, prenez soin de vous !
Hello à toutes (et à tous y a t il des ils qui me lisent?),
Waw. Je vous disais que le temps passait extrêmement vite dans le post partum et qu’il était important de le documenter ! Mes journées, bien que majoritairement à la maison et sans autre grande responsabilité que de me reposer et de nourrir Lelou, passent à une vitesse monstrueuse.
La fin de cette seconde semaine marque tout de même un vrai tournant dans mon post partum. Cette semaine a été placée autour de ma récupération physique. A J+14, je ressens toujours quelques douleurs dans le dos quand je reste debout trop longtemps et ma démarche est encore assez bancale mais ces maux directement liés à la grossesse et à l’accouchement commencent aussi à être dus à une certaine inactivité et j’ai désormais hâte de partir tous les jours en petite balade ne serait-ce que dans mon quartier pour me réhabituer à sortir quotidiennement, travailler mon cardio tout doucement et prendre confiance aussi (a trop compter sur des aides externes pour sortir de la maison on peut se laisser happer par une vague de crainte de faire seule!).
A J+11 nous avons été avec Leyel à notre premier rendez-vous : l’Ostéo post accouchement ! Pour bébé c’est un moyen de vérifier qu’au niveau de la mobilité tout va bien. Cela permet aussi d’évacuer pour bébé le traumatisme d’un accouchement qui a pu être difficile. Nous l’avions fait pour Eyden (qui avait été sorti avec des forceps) et nous avions senti un vrai changement après le rendez-vous (pendant lequel il avait beaucoup pleuré). Pour Leyel, qui a eu un accouchement bien plus « facile » il a été question de vérifier les éventuels freins de langue, la posture et de faire attention à adopter les bons gestes.
C’est pour moi que ça a été une autre paire de manche. Mon accouchement très rapide a laissé mon bassin en V R A C. J’ai eu tellement mal tellement vite que mon corps était visiblement encore « traumatisé ». L’ostéo ma dit beaucoup travailler a envoyer un message au corps dans le sens d’une relaxe musculaire. Il était question de le manipuler de sorte à ce qu’il comprenne qu’il était désormais possible de se détendre et que l’effort était fini. J’étais encore hyper tendue, le bassin déplacé et déséquilibré, le coxys plus à sa place, bref rien n’allait. Donc même si c’est douloureux, même si c’est encore un peu tôt après l’accouchement, même si vous n’en avez pas forcément envie, je vous encourage vraiiiiiment à aller faire cette consultation post partum. J’ai constaté plusieurs choses après. Déjà, un énorme coup de barre et ma première sieste depuis des mois à la suite de la séance mais surtout (et les photos le prouvent), j’ai trouvé que les jours qui ont suivi, mon bassin s’était rétracté beaucoup plus rapidement et mon ventre avait dégonflé plus vite que les jours précédents aussi!
Bref que des bons côtés ! J’ai un super contact pour celles qui chercheraient une très bonne ostéo, n’hésitez surtout pas à m’écrire pour que je puisse vous partager ses coordonnées!
Ma silhouette post partum
Presque sans transition, je vous avais dit que j’évoquerai ma silhouette post partum. J’ai attendu 14j avant de le faire parce que, comme je vous l’écrivais il y a encore quelques jours, je ne veux absolument pas me mettre la pression mais force est de constater que là aussi, mon post partum n’a rien à voir avec ma première grossesse et sincèrement, je n’y croyais pas forcément! Ce qui va suivre n’est pas du tout un pamphlet de ce que j’aurais pu faire mieux qu’une autre. Mais après avoir très mal vécu mon reflet pendant de longs mois à la suite de ma première grossesse j’ai essayé de faire les choses différemment cette fois-ci.
Non je ne fais pas partie de celles qui retrouvent instantanément leur ligne, oui j’ai fini par la retrouver à force d’efforts donc ça reste tout à fait possible quel que soit votre parcours. Oui, aussi superficiel que ça puisse paraître, pour moi, me reconnaitre dans le reflet du miroir est important. Souvenez-vous, je vous ai écrit lors de mon ancienne chronique qu’une femme ne se sent plus elle même pendant près d’un an, c’est humain de vouloir se retrouver et les changements psychologiques continuent longtemps après avoir accouché. Aussi, quoi de plus naturel que de vouloir se retrouver dans le reflet du miroir?
Nous avions évoqué le sujet pendant ma grossesse mais bien que (et c’est normal) mon ventre soit sorti très rapidement cette fois-ci, j’ai (sans tomber dans le contrôle ou l’excès) fait assez attention à ce que je mangeais pendant ces 9 derniers mois aussi j’ai fini assez loin des +20 kilos que j’avais pris pour Eydoun. A 5 jours de mon accouchement j’avais pris 11 kilos et je continuais de travailler, gambader, bref d’être très active jusqu’à la veille de mon accouchement. Je pense sincèrement que ça m’a beaucoup aidé à rester assez fit.
A J+14 je ne rentre pas dans mes jeans et j’ai fait l’exercice d’en essayer un juste avant de vous écrire pour « voir » mais sinon je me plais assez dans mes legging et pantalons à la taille élastique ! Mais vous savez quoi ? Quand je vois mon reflet, je souris, je me plais et surtout j’ai un aperçu de ce qu’était la Jihed d’avant les marques de la grossesse. Le ventre marqué de grandes traces brunes et d’une diastasis dont je ne m’étais pas du tout occupée à la suite de ma grossesse avec Eyden a laissé place à un petit bidou à peine marqué. Plus que ça, l’hydratation quotidienne et le soin apporté au bidou grandissant a, semble t il, réparé même les marques laissées il y a déjà 2 ans et c’est surtout ça que je voulais vous montrer. C est toujours difficile de s’afficher sous un angle vulnérable mais si je peux vous partager un peu d’espoir alors go!
La photo de gauche c’était à J+3 de mon accouchement avec Eyden : hyper pigmentation et vergetures brunes.
La photo de droite c’est aussi à J+3 mais de Leyel cette fois ci. Pas d’hyperpigmentation pas de nouvelle marque et surtout une qualité de peau bien meilleure qu’il y a 2 ans et demi!
Qu’est ce que j’ai fait différemment ? L’alimentation déjà, l’exercice aussi mais surtout beaucoup d’eau et une huile qui, depuis que je l’utilise, a vraiment changé l’aspect de mes marques. C’est celle de chez Lestia.co, l’huile Gaia. Ce n’est pas DU TOUT un produit connu, il a été développé par deux entrepreneurs de Rouen qui ont pensé et repensé leur formule avec des ingrédients aux propriétés hyper bénéfiques pour la peau. I mean, le résultat est sous vos yeux, j’ai vieilli de près de 3 ans entre ces deux grossesses et pourtant …
J+3 en haut et J+8 en bas
Du coup j’ai confiance. Je suis motivée comme jamais pour me retrouver rapidement tout en le faisant à mon rythme et de me sentir aller mieux chaque jour me donne envie de me dépasser pour moi c’est vrai mais aussi et surtout pour que mon grand prince retrouve rapidement une maman reposée et prête à gambader avec lui, à lui courir derrière, à aller à la piscine, à le porter de nouveau et à faire tout ce que je n’ai pas pu faire pendant ces mois de grossesse. C’est important aussi pour retrouver une part de ma féminité qui ne soit pas que liée à ma maternité, me sentir femme et me définir en tant que tel sans le relier à ma récente grossesse. C’est un moyen d’aller de l’avant. Je ne suis jamais vraiment nostalgique des mois passés à porter un enfant, je le vis à fond et une fois que c’est terminé il est temps de tourner la page et de se concentrer sur les beaux souvenirs à construire !
Pour toutes celles qui accouchent plus ou moins en même temps que moi, on est ensemble ! Ça prendra le temps qu’il faut pour guérir et se retrouver mais on va y arriver sans se regarder et se comparer les unes et les autres mais en avançant ensemble!
Un grand merci pour l’accueil fait à la chronique du post partum, ça me fait très plaisir de savoir que ça vous fait du bien alors continuons de déballer ensemble cette merveilleuse période (cette dernière phrase n’est qu’à moitié ironique!).
Vous le savez, nous avons rencontré le premier amour de notre vie un soir de mai 2019 et il me taaaaardait de voir comment Eydoun allait véritablement accueillir sa petite soeur.
La naissance de Leyel étant intervenue dans le weekend, Eyden a été un peu baladé entre les maisons de ses grands parents de mon côté et du côté de Ghiles. Il est venu un soir me voir à la maternité et ça a fendu mon petit coeur de rester devant l’ascenseur sans qu’il ne puisse monter nous voir dans la chambre et passer un moment avec nous trois (les maternités, please il faut cesser d’interdire la visite des fratrie c’est une vraie torture… 1h pendant tout le séjour ça devrait pouvoir se faire non?).
Anyway, 4 full jours après avoir été loin de lui, nous voici rentrés et la rencontre tant attendue était enfin arrivée ! Je me souviens que quand il l’a vu dans mes bras, il s’est approché doucement et a chuchoté…. Waouuu ! Ça restera à jamais un moment Nutella gravé en nous. Et puis… les terrible twos ont recommencé !
Eyden, qui était sorti de sa phase de rébellion de pré ado précoce s’est, pour notre plus grand bonheur (lolilol), remis à hurler à chaque fois qu’on le contrariait (aka qu’on ne lui donnait pas ce qu’il voulait dans la demie seconde ou qu’on ne lui accordait pas le droit de regarder la TV pendant trois heure ou qu’on ne le laissait pas se nourrir uniquement de chocolat…). Honnêtement, ça a été dur. On oublie toujours quand on sort d’une phase un peu compliquée…. qu’elle a été compliquée, jusqu’à ce qu’on retombe dedans. Un peu comme quand tu te remets à avoir mal à la gorge après avoir passé des mois sans tomber malade.
Le truc cette fois ci c’est qu’à cause de la fatigue et des nuits hâchées, la patience se faisait rare et je pense que c’était ça le plus difficile à gérer, plus encore que l’état même d’Eyden. Est ce que j’ai une solution miracle à vous proposer ? Non. Simplement de patienter en essayant de rester juste sans être ni trop sévère (l’enfant vient quand même de voir tout son monde remis en question et chamboulé à jamais) ni trop laxiste (à justement se sentir coupable d’avoir mis son monde sans dessus dessous on peut tomber dans la complaisance à outrance et croyez-moi, ces petits êtres savent y faire en matière de chantage affectif !).
On sait qu’il y aura des rechutes au fil du temps mais une semaine après , avec aussi beaucoup d’aide pour prendre le relais quand on se sentait trop peu dispos, on arrive de nouveau à communiquer et à gérer des temps solo avec les deux. One step at a time, one moment at a time. Encore une fois j’aurais pu choisir de me faire grosse violence à gérer Eyden et Leyel ensemble quand Ghiles était retenu par le travail à l’extérieur mais pour gagner quoi? La vanité de dire » regarde je gère à peine sortie de la mater » tout en étant en demi mental break-down ? No thanks. Je n’ai même pas envie de tester mes « limites », je récupère d’abord et ensuite on verra !
J’ai d’ailleurs eu une discussion intéressante à ce sujet avec ma maman ce soir. Je lui disais à quel point j’avais vécu de gros moments de solitude avec Eyden bébé pendant ses crises de pleur. Elle m’a répondu n’en avoir pas le souvenir, que dès qu’on me posait la question j’avais tendance à toujours dire que tout allait bien. Je lui ai dit qu’à l’époque, avouer que j’étais mal et dépassée ou que j’avais parfois juste besoin de souffler c’était un aveu d’échec. So, à toutes mes baby mamas qui le sont pour la première fois, n’arrivez pas à ce point de rupture, anticipez et ne restez pas seules !
Reprendre une vie sociale
Chez vous ou dehors il n’y a pas de moment idéal pour reprendre une vie sociale, aller vous balader, recevoir du monde … La encore je fais diamétralement opposé à ce que j’avais fait avec Eyden et j’adore ! Je suis très peu sortie en 10j… un rendez-vous médical pour Leyel, un dîner de bienvenue le soir de ma sortie et la visite quotidienne de mes parents pour me livrer des repas.
Une semaine après mon retour, et après avoir récupéré physiquement de mon séjour à la mater les copains sont venus à la maison pour dîner et pas les mains vides : anecdotes et rigolade et repas complet fait maison. Je vous assure c’est le plus beau cadeau qu’on puisse faire à une jeune maman : des moments légers et pas de préoccupation de devoir être une hôte parfaite pour avoir le droit d’interagir avec des adultes. Parce que même si je profite à fond du temps que j’ai pour moi (il faudrait maintenant que j’arrive à éteindre complètement mon cerveau à ce moment là et croyez-moi ce n’est pas une mince affaire), il peut arriver que je me sente un peu … comment dire … en décalage. C’est toujours difficile de vivre un tel changement aussi durable et radical et de voir que son entourage continue « d’avancer » (je ne trouve pas meilleur terme ce soir pour le qualifier) sans subir ce train qui vient de t’écraser le corps.
Tout ça me fait penser à un partage il y a quelques mois d’une jeune maman américaine qui avouait presque à demi mot avoir quelque chose qui s’apparente à du ressentiment sans en être réellement envers son mari. Elle expliquait que c’était parfois difficile de voir à quel point l’homme ne « subissait » pas d’énorme changement dans sa vie lorsqu’il accueille un nouvel enfant. Pendant que la femme se remet doucement après une impression presque littérale d’un train qui vient de lui rouler dessus, papa, avec son niveau d’énergie habituel, sa vie pro et sociale qui continue là où elle s’est arrêtée jouit de tous les bons côtés de la paternité. Vous savez quoi? Il m’arrive aussi d’envier, lorsque je lutte à garder les yeux ouverts et que j’aimerais être en train de gambader dehors à cocher les mille et unes choses qu’il y a sur ma to do pendant des mois, la vie de Ghiles pendant ces premières semaines. D’ailleurs, je discutais avec lui justement du fait que l’une des choses les plus difficiles pendant ce 4e trimestre résidait justement dans le fait que nous ne sommes pas en train de récupérer simplement de notre accouchement plus ou moins « facile » mais bien de 9 mois de grossesse pendant lesquelles nous ne sommes plus nous. Et lorsqu’on passe autant de temps (presque une année complète finalement) à ne pas être soi, psychologiquement et physiquement, il peut y avoir des moments de micro panique à se demander qui on est vraiment et si la vie reprendra un jour un aspect plus ou moins « normal ».
Ces moments de micro panique et de doutes ne durent jamais trop longtemps et s’ils venaient à s’installer pour vous je vous encourage vivement à en discuter avec un/une pro qui vous aidera à remonter doucement. Si des papas ou futurs papas me lisent je vous encourage aussi à pousser baby mama à ne pas s’enfermer, à l’accompagner marcher, reprendre « la vie d’avant » une sortie à la fois, une terrasse à la fois, un weekend à la fois.
Alors que j’étais en mini mental break-down ce weekend d’avoir passé toute la semaine à la maison (sans avoir cherché plus que ça à sortir non plus!) Ghiles a beaucoup insisté pour qu’on sorte deux petites heures pour m’acheter des comfy clothes et manger un bout dehors. Je marchais à 2 à l’heure, je fatiguais relativement vite et j’ai bien failli m’endormir à table mais ça a été une grande bouffée d’air frais dans ma semaine !
Quid de l’allaitement exclusif de Lelou, mes tips
J’espère ne pas vous décevoir avec des conseils ‘j’enfonce une porte ouverte’ mais je vous donne en vrac quelques tips pour bien démarrer votre allaitement si c’est la voie que vous voulez prendre. Comme je vous l’ai écrit dans ma précédente chronique, cette fois-ci, je ne me mets aucun calendrier et aucune limite. Ça durera le temps que ça durera et ce sera déjà très très bien comme ça !
1- limitez les longues sorties pendant les premiers jours
les premiers jours/semaines bébé va téter de façon un peu anarchique. Parfois toutes les 3-4 voire même 5h et parfois plusieurs fois dans la même heure. Impossible de savoir à l’avance aussi, laissez-vous le temps de pouvoir dégainer à la demande en n’étant pas dehors pendant des longues périodes le temps que votre lactation s’installe correctement.
Dans le même esprit, attendez peut être quelques jours avant d’introduire une tétine si vous souhaitez que bébé en ai une. Personnellement Eyden en a eu une et j’en ai aussi en stand by pour Leyel dès que je sentirai qu’elle commence à avoir un rythme. Oui il y a un risque de confusion, s’il doit intervenir il interviendra… J’ai personnellement besoin de ne pas être sa seule source de confort ou la seule façon dont elle va assouvir son besoin de succion. On verra si, comme Eyden, elle la tolérera bien mais je ne me mets aucune pression. En revanche j’ai retardé d’une semaine le moment de l’introduire pour qu’elle puisse en attendant bien stimuler ma lactation.
Louer un tire lait
Là aussi il peut avoir plusieurs utilisations : stimuler votre lactation, faire des stocks avant la reprise du travail ou simplement tirer du lait pour vous permettre d’aller vous balader quelques heures en passant le relais ou de faire une nuit complète de sommeil en laissant papa gérer avec des bib.
J’ai loué le mien chez Grandir Nature ICI. Ils sont très pro, hyper rapides (je les ai appelé depuis la maternité et j’ai reçu mon tire lait le lendemain). Je vous conseille, avant de les appeler, de faire une consultation avec une conseillère en lactation dès la maternité ! Il y a en a de disponibles à l’hôpital et vous pouvez les consulter sans soucis à la demande. Elle saura vous conseiller le modèle qui vous convient.
J’ai le Spectra personnellement car il est sans fil et me permettra de tirer mon lait si je sors et me sens trop engorgée. J’ai commencé à exprimer et stocker sans être dans l’optique de faire des stocks monstrueux pour l’instant. ATTENTION je vous mets tout de même en garde, le tire lait peut avoir un effet un peu stressant, il faut vraiment essayer de se dégager de la pression de la quantité de lait exprimé. Tout est une question de rythme après. Certains conseillent même de ne pas tirer du tout pendant le premier mois et de commencer seulement après. Perso j’ai débuté parce que je sentais ma lactation plutôt bien installée.
Les accessoires
Je vous recommande de vous prendre un tablier d’allaitement pour pouvoir allaiter tout le temps et partout sans vous sentir gênée de dégainer un sein même au milieu d’un repas de famille. Chacun a un niveau de pudeur différent, le tablier permet de continuer d’être avec vos amis, votre famille, dans le métro tout en gardant un peu d’intimité. Vous pouvez en trouver ICI. (oui manger couvert n’est pas hyyyyper agréable pour bébé mais souvenez-vous en matière d’allaitement il faut que vous soyez aussi bien détendue et ça peut passer par préserver votre intimité).
Les coquillage d’allaitement et crème pour soigner vos crevasses. Attention, ces dernières peuvent aussi être le signe que bébé tête mal et ça peut être un signe pour aller consulter afin de continuer d’allaiter dans les meilleures conditions possibles
Une écharpe de portage! Oui oui ! Le portage favorise les montées de lait. Vous avez bébé contre vous et il stimule ainsi la production !
Faites le plein de boissons qui favorisent la lactation. A vous les tourtel twist (oui oui la bière sans alcool favorise la lactation!) et les tisanes d’allaitement. Buvez en au moins trois tasses par jour. Elles ont bon goût, en hiver c’est un bonheur à boire toute la journée. Bref faites vous plaisir.
Un dernier conseil ?
ECOUTEZ VOUS. Même si c’est votre premier allaitement, please please please ne vous laissez pas trop polluer par les avis de tous et toutes. Je trouve qu’en matière d’allaitement il y a beaucoup d’opinions assez radicales dans un sens comme dans l’autres et comme toute opinion radicale, elles peuvent être assez culpabilisantes. Demandez conseil à une personne en qui vous avez confiance et qui ne vous jugera pas. Pour le reste, n’écoutez que vous !
Lorsque j’essaie de me souvenir du premier mois après le retour de la maternité avec Eydoun je me revois très clairement franchir le pas de l’appartement en pensant très fort « les gens qui ont plus d’un enfant sont vraiment des fous alliés ». Je me revois aussi tenter de m’alimenter quand je pouvais en envoyant des messages de détresse à Ghiles qui travaillait jour et nuit à l’époque en lui disant que je n’arrivais pas à poser Eyden sans qu’il se mette à hurler.
Je me souviens des allers retours incessants à aller voir la PMI, les médecins et tout autre corps médical pour contrôler sa prise de poids et mon allaitement dont la mise en place fut quelque peu laborieuse.
Je me souviens dans tout ce brouillard aussi du regard peu indulgent envers moi et ce corps qui bien qu’ayant porté et créé mon enfant puis lui a donné vie ne retrouvait pas assez vite ses formes. Je me souviens avoir détesté ces marques brunes voir noires qui marquaient mon ventre et ne s’effaçaient pas. Je me souviens avoir essayé jour après jour de réenfiler mes jeans les uns après les autres sans succès.
Le corps et l’esprit étant bien faits, je n’ai finalement gardé que très peu de souvenirs vifs de cette période et je suis obligée aujourd’hui de retourner sur ma pellicule pour revivre les premiers jours de mon premier post partum.
Préparer son post partum.
Tout ce que je vous écris ici ne vaut uniquement de règles ou de marche à suivre. Comme pour la vie en général, ce qui fonctionne pour les uns ne fonctionne pas pour les autres ! Je vous dis juste comme je vis les choses au jour le jour et en comparaison de mon premier accouchement !
La première étape a été pour moi de préparer mon post partum. Presque au même moment où j’apprenais ma grossesse, je pensais déjà à l’après car je savais qu’alors que le monde entier serait focalisé sur l’évolution de mes 9 mois de grossesse et sur le bébé une fois né, personne d’autre que moi ne ferait attention à ma récupération.
Pendant des semaines voire des mois j’ai parlé parlé parlé de mes attentes, de mes craintes, de ma volonté aussi avec Ghiles autour de ce post partum. Vous le savez peut-être ou l’apprendrez ici mais j’ai vécu une dépression post partum non diagnostiquée à ce moment-là et je n’ai réussi à en sortir qu’une année après quand j’ai décidé de me faire aider alors que je me sentais partir.
Préparer son post partum c’est aussi préparer son accouchement et je tenais vraiment à vous partager un produit qui, je pense, à été déterminant dans la façon dont mon accouchement s’est déroulé. Ormis les km marchés quotidiennement jusqu’à la date fatidique, j’ai pris en complément la cure « Hey Mama » de chez Glowup shop
Toujours difficile d’associer avec certitude travail efficace et simple tisane mais honnêtement j’ai le même ressenti que toutes les filles qui ont témoigné dans le sens d’un travail efficace et d’un accouchement rapide en prenant la cure alors j’ai envie de vous dire dans le doute, y a pas tellement de mal à la prendre !
En revanche je suis certaine d’une chose : elles m’ont vraiment aidé à rester calme et zen les dernières semaines et surtout à bien dormir.
Honnêtement, je me suis retrouvé dans toutes les propriétés qui sont citées dans les visuels produits. Et rien que pour la qualité du sommeil qu’on cherche souvent pendant les dernières semaines, je vous conseille aveuglément de la prendre !
J1 post accouchement.
J’ai eu beaucoup de chance dans ma douleur. Mon travail a commencé jeudi soir à 22h. Il est devenu insupportable une heure après et à 1h22, après 3 poussées, toutes mes sensations mais sans douleur, je tenais ma fille dans mes bras sans avoir à pousser plus pour délivrer le placenta. Mon post partum commence donc ici à 3h du matin, alors que je meurs de faim mais ne peux toujours pas manger, l’entre-jambe fraichement recousu de ma déchirure superficielle (disent ils), ma fille au sein avec mon corps qui se réveille doucement de ces petites heures, certes mais d’une douleur si intense que mes membres tremblent encore sans que je ne puisse les contrôler.
Tous les quarts d’heures on vérifie ma tension, ma température ou celle de ma fille et on m’appuie toujours plus fort sur le bas du ventre pour contrôler mes saignements. Aucune chambre n’étant disponible, je reste dans la salle de naissance sans fenêtre jusqu’à 13h, je fais mon premier pipi tremblante encore incapable de marcher seule et debout pour la première fois depuis l’accouchement je retrouve cette sensation de vide qui m’avait tant marqué la première fois. Quelques heures avant, le ventre tendu et plein laissit place à une silhouette un peu meurtrie et vidée dont il allait falloir que je m’occupe.
Lorsqu’on me monte en chambre, seule, parce que nous avons cette fois un autre enfant à la maison qui ne doit pas se sentir abandonné après qu’on l’ai un peu violemment sorti de son sommeil la veille et presque jeté chez sa grand-mère, je me rappelle avoir compris pourquoi des personnes prenaient des tongs jetables et un tapis de douche pour leur séjour à la maternité !
Ma chambre est vétuste et la salle de bain fait peur avec ses traces sur les murs et son lavabo qui ne s’évacue pas. Qu’importe, je suis dans un état un peu second et bien que ça ne fasse qu’une semaine, mes souvenirs de ce vendredi sont vraiment groggys ! (Heureusement on nous changera de chambre 24h après pour une jolie chambre refaite bien plus accueillante! les problèmes de canalisation ont parfois du bon!)
La journée passe au rythme des visites des sages-femmes et d’auxiliaires de puériculture les unes s’occupent de moi, les autres de Leyel. Depuis l’accouchement express je ressens des douleurs comme si je revivais encore et encore ce travail si douloureux. Je renoue avec les tranchées à chaque fois que Leyel est avec moi au sein. Chaque tétée déclenche des contractions – qui servent à aider l’utérus à se contracter et à reprendre sa place initiale. Ce que je ne savais pas c’était à quel point elles sont fortes au point de me faire vomir ou de pleurer à chaque tétée. Autant vous dire que sur tous les analgésiques qu’on m’a proposé je les ai TOUS PRIS. Je n’ai même pas cherché à faire la guerrière avec la douleur, j’ai privilégié mon allaitement et je ne voulais pas avoir des appréhensions ou une répulsion à chaque fois que Leyel tétait.
L’interdiction de visites à l’hopital.
Meilleure. Décision. Ever. Désolé pour les amoureux des visites aux nouveaux nés mais alors là le rêve absolu pour la maman. Vraiment. C’est difficile de ne pas avoir la fratrie (mais les maternités sont en discussion pour autoriser les visites des frères et sœurs) mais je vous assure, rien de mieux que de se retrouver dans sa bulle parentale pendant quelques jours et apprendre à connaître son enfant. Oui, apprendre à connaître parce qu’au début vous êtes comme deux petits inconnus et il est nécessaire d’apprendre à se reconnaître, à déchiffrer pour se lancer dans l’aventure parentale aussi sereinement que possible.
Mes journées à la maternité se sont donc résumées à faire téter Leyel, à prendre soin de ma déchirure et de mon corps, à manger les petites douceurs que Ghiles me ramenait (parce que la nourriture de la mater cette fois laissait vraiment à désirer..), à passer des douleurs des tranchées aux douleurs de la montée de lait et à relever les horaires de la prise de nourriture de Lelou et la donner aux auxiliaires et à annoncer doucement à notre entourage que nous avions accueilli une nouvelle merveille et c’était très bien le temps que ça a duré.
Mes indispensables Maternité
Maintenant que c’est fait je peux vous donner mes indispensables maternité pour vous les mamans (pour bébé, fiez-vous à la liste fournie par la mater elle est très bien ! en sachant que les chambres des maternités sont souvent très bien chauffées et que vous n’aurez pas besoin de mettre un milliard de couches de vêtements à bébé)
– Votre trousse de toilette complète ! Une douche chaude par jour, c’est mon seul critère pour passer une bonne journée peu importe elle intervient quand dans la journée, il me fallait une douche chaude par jour et donc tout mon nécessaire de toilette pour me sentir bien dans ma tête et dans mon corps.
– Petite bouilloire et tisane d’allaitement. C’est ce qui m’a cruellement manqué pendant mon séjour mater. Des bonnes tasses de tisane chaudes à boire tout au long de la journée parce qu’à part envoyer votre moitié prendre un cappuccino au prêt à manger le plus proche pas moyen de gratter de l’eau chaude !
– Tout ce qui vous fait plaisir en sucré ! Pour moi : fruits frais et tablette de chocolat à grignoter tout au long de la journée. Je peux vous dire que ma silhouette, au lendemain de mon accouchement m’importait peu. Je mangeais absolument tout ce qui me faisait envie. Nourrir son corps et son esprit pour pouvoir nourrir son bébé avant d’entamer un quelconque rééquilibrage pour retrouver sa silhouette.
– Des leggings douillets, des chaussettes pilou, des chaussons et des t-shirt larges. Bref tout que vous vous sentiez bien dans vos fringues. Je trouve le corps particulièrement sensible après l’accouchement. Les douleurs, le dos, le bassin, la poitrine, tout est à fleur de peau. Ne prenez donc que des choses dans lesquelles vous allez être A L’AISE. Perso je n’ai pris que des vêtements d’intérieur de grossesse. Encore une fois, la silhouette attendra!
– un appareil photo jetable : j’ai pris le mien mais on avait complètement zappé ! On a quand même immortalisé quelques instants en chambre ! Chargez papa de penser à immortaliser le plus de moments possibles!
Une enceinte et une playlist !!!! Alors laissez moi vous dire je pensais que c’était complètement accessoire mais alors que je souffrais le martyr pendant le travail, Ghiles a installé la sono et j’ai pu alors me concentrer sur notre playlist rnb américain des années 2000 et ne rien entendre de tout le charabia du corps médical et j’ai KIFFÉ. Donc sincèrement préparez une playlist et faites vous plaisir dans la salle d’accouchement.
Une rallonge et tous vos câbles!!
Quid de l’allaitement cette fois ci ?
Si vous aviez lu mon très long article sur l’allaitement d’Eyden, vous savez que ce n’était pas un long fleuve tranquille. Même si j’ai fini par allaiter 12 mois je suis beaucoup mise la pression, j’ai beaucoup culpabilisé et j’ai passé énormément de temps à suivre notamment sur les réseaux des comptes somme toute très bien et pro allaitement avec beaucoup de conseils c’est vrai mais beaaaaaucoup de pression aussi! La première fois aussi j’avais complètement loupé le coche de ce qu’on appelle la tétée de bienvenue celle qu’on donne si tôt le bébé né avant les soins avant tout ! Cette fois ci je l’avais mis dans notre projet de naissance et si tôt qu’on avait posé Leyel sur moi Ghiles a dit « on la met au sein ! » (comme quoi ils font quand même attention de temps en temps nos hommes !) et dès que je me suis sentie prête et elle encore enveloppée dans son vernix, Baby Lelou prenait sa première tétée !
A ce moment là j’ai poussé un certain ouf de soulagement et j’ai laissé mon corps faire. Je me fichais des 3h max entre les tétées, des comptes pro allaitements et des pseudos mauvaises habitudes à ne pas prendre. Dès que bébé était débout je la calais contre moi et ce pendant tout notre séjour à la mater. Yeux ouverts ? Tétée. Couche changée ? Tétée. Réveil nocturne ? Tétée! 36h après mon accouchement, mes douleurs de tranchées avaient laissé la place à ma montée de lait (helloooo bonnet B et nouvelle féminité) et c’était parti pour notre aventure lactée. Cette fois ci, NO PRESSURE. Qu’elle dure ou pas, je veux la vivre comme un beau moment et pas comme une obligation. Tant qu’elle le voudra et surtout tant que moi ça m’ira, on restera comme ça. La journée, Je bois mes petites tisanes dans la journée accompagnées d’un carré de chocolat tout en allaitant sans même compter les tétées. La nuit, baby Daddy se lève systématiquement pour me la ramener, la laisser contre lui ou la remettre dans son lit pour que j’ai un peu de sommeil récupérateur. Le premier mois, aucun rythme n’est à observer, on va avec le flow, on dort si on fatigue, on se couche tôt et surtout on ne reste pas comme un zombie sur son téléphone pendant les tétées nocturnes. Pour essayer d’avoir un rythme, on verra dans 4 à 6 semaines quand elle aura un peu grandi et qu’elle sera prête à avoir une petite routine. Souvenez vous les baby mamas NO PRESSURE. Et on ne regarde pas ce qui se fait à côté, toute aventure lactée est unique la seule règle c’est maman apaisée = bébé apaisé!
Le Retour de la maternité _ L’importance de déléguer.
Et puis soudain, la petite bulle dans laquelle tu es se fend pour laisser place à la réalité. Claque de froid et claque d’amour voilà ce qu’à été mon retour de la maternité. Les copains m’ont fait la belle surprise de nous accueillir chez nous et on a pu partager un très grand repas le soir même. Oui c’était un peu fatigant mais j’ai aimé tous les voir en une fois, qu’ils puissent faire connaissance avec baby Leyel et ainsi me reposer seule à la maison la semaine qui a suivi. Ça aussi sans trop le prévoir ça a été une super décision parce qu’avec le retour, commence une nouvelle organisation et si avec un seul enfant on peut encore se permettre de freestyler au retour, avec un grand frère qui va a l’école et qui doit retrouver son rythme de vie, un papa qui retourne travailler au bout de 3j, il faut s’accrocher et surtout bien anticiper les rythmes de chacun pour ne pas se retrouver complètement perdus, sous l’eau et laisser place au baby blues.
Je ne vous cache pas que les premiers jours étaient vraiment sport, Ghiles a absolument tout géré à la maison de Eyden au ménage à la préparation des repas quand ils n’étaient pas fournis par mes parents et sans lui je pense que j’aurais vite sombré. Bien qu’ayant déjà vécu un post partum, le retour à la maison c’est aussi vouloir (souvent trop vite) retrouver la soi d’avant et du coup forcer sur les petits moments où on se sent d’attaque. Aussi, vraiiiiiment si vous pouvez, anticipez de :
Vous faire aider pour les tâches ménagères sitôt rentrés de la maternité.
Remplir votre congélateur de repas fais maison ou de vous organiser avec votre entourage pour manger de bons repas tous les jours (indispensable si vous souhaitez allaiter dans les meilleures conditions le premier mois!)
Cette fois-ci ?
Je D E M A N D E de l’aide. Plus encore, je ne m’interdis pas de passer des moments chez mes parents à ne rien faire d’autre (moi qui attend patiemment la semaine que je vais passer chez eux à ne rien faire) que me reposer. Si vous en avez la possibilité, faites le ! Accueillez maman chez vous ou allez poser vos pieds sous la table, vous venez de donner naissance à un bébé, vous méritez qu’on s’occupe de vous <3.
Mon corps ce guerrier
La question à 100 patates posée à une jeune maman, et ton corps dans tout ça ? Franchement comme je vous l’ai dit plus haut, je n’y prête pour l’instant aucune attention et je prends machinalement quelques clichés tous les jours parce que je sais que ça me motivera quand j’aurai envie de m’y atteler sérieusement.
Le corps est ouffissime, déjà en 10 jours c’est incroyable la transformation. J’ai la aussi quelques produits que j’aimerai partager avec vous. Le dernier mois de ma grossesse j’ai changé d’huile préventive vergeture (j’utilisais la cellule blue) pour celle de chez Lestia.co dispo ICI
Elle a été développé par des entrepreneurs français est fabriquée en France et sincèrement j’ai adoré l’utilisé pendant le dernier mois (pendant lequel j’ai eu peur de craquer mais pas une nouvelle marque au compteur!), mieux encore je trouve qu’elle a amélioré l’aspect de mes vergetures existantes. elles cicatrisent super bien et ma peau semble plus tendue ! Du coup je continue de l’utiliser une fois par jour pendant mon post partum jusqu’à finir le flacon !
Ce post partum c’est aussi l’occasion pour moi de tester des produits sur lesquels je lorgne depuis un moment. Ça fait effectivement des mois que je veux tester les culottes menstruelles. Sincèrement, même sans tester je suis archi convaincue de leur efficacité et j’avais vraiment hâte de m’y mettre. Beaucoup les ont utilisé dès leur accouchement. Personnellement, il a fallu que j’attende mon retour avant de pouvoir enfiler de la lingerie quelle qu’elle soit mais à partir de J4 je n’ai mis que ça ! Je vous confirme que 1) c’est super efficace 2) c’est hyper agréable à porter 3) c’est très facile d’entretien. Je me suis personnellement tournée vers la marque SoCup DISPO ICI et j’ai directement pris un pack de trois. Je pense que pour un cycle complet il en faut 5 pour être à l’aise et ne pas courir derrière les machines ! En tout cas c’est un produit que je ne quitterai pas.
Autre produit qui m’aide à reprendre confiance en moi pendant cette période : la ceinture My Belly dispo ICI . Bien que je l’ai prise avec moi à la mater, je n’ai pu la porter qu’un petit quart d’heure, je m’étais sentie un peu à l’étroit. J’ai depuis réessayé et franchement ça fait un grand bien au dos et au moral aussi de voir que de jour en jour on arrive à la fermer un peu plus ! Je continue de la porter quelques heures par jour et j’ai déjà hâte de voir les résultats !
Dernier « produit » pour m’accompagner pendant ce post partum : le programme nutrition 3 d’Alexia Mori dispo ICI . Souvenez vous pour celles qui étaient présentes, nous avions fait le challenge avec Ghiles au mois de janvier / février et c’est ce qui m’avait permis de retrouver ma silhouette pré-grossesse pour …. tomber enceinte de nouveau ! Autrement dit, programme sur-validé, je le commence cette semaine et je sais qu’il m’apportera de super résultats tout en me nourrissant convenablement, en améliorant la qualité de ma peau et de mon sommeil (autant d’effets que j’avais remarqué lors de mon premier programme).
Alors j’anticipe, oui, beaucoup de ce post partum est tourné autour de ma récupération physique mais je sais que ça a eu un effet très négatif sur moi la première fois alors entre deux raclettes (comptez sur moi pour continuer d’en faire bien comme il faut !) je m’attèle à me retrouver. Et vous savez quoi ? Déjà aujourd’hui à J10 je regarde mon reflet dans le miroir avec beaucoup de bienveillance et je sais que j’arriverai de nouveau à me sentir moi même bientôt.
Et le moral dans tout ça ?
J’ai eu envie d’écrire que c’était là que le bas blesse mais est ce vraiment si étonnant ? Ça fait maintenant une semaine que nous sommes rentrés à la maison. Du jour au lendemain (littéralement enfin même en quelques heures), je suis passée du statut de femme très occupée avec plusieurs activités pro à maman de deux enfants sans plus rien à gérer ou presque côté pro et donc plus du tout d’interactions avec une grosse partie de ma vie sociale jusque là. Même si je loue (et c’est sincère) la tranquillité d’esprit que cette nouvelle solitude m’apporte dans ma récupération, il y a des jours ou parfois juste des moments isolés dans les jours qui passent où je crains de m’effacer, où je ne me reconnais pas, où je me sens un peu inutile et déphasée du monde qui m’entoure parce qu’encore très fatiguée et groggy de ce que je viens de vivre.
Dans ces moments là j’essaie de penser à ma vie il y a quelques jours encore et je sais que tout va finir par aller mieux. Je sais que je serai moins fatiguée avec le temps, je sais que je dormirai de nouveau mieux que même je vais pouvoir ressortir, que ma vie sociale va reprendre et que de nouveaux projets pro vont naitre dans les mois à venir. La chute d’hormones qui me fait pleurer plusieurs fois dans la semaine ou perdre patience très rapidement avec Eyden surtout lors de cette première semaine est violente mais je sais aussi qu’elle va s’atténuer et dans le temps je me laisse aller aux émotions, belles ou moins belles, je ne refoule pas mes craintes trop rapidement et j’essaie même de faire attention aux angoisses qui s’installent car je sais que tout ça, si on l’utilise à bon escient peut être le moteur de beaux changements dans les semaines/mois à venir. Dès que je dormirai un peu mieux la nuit !
Je sais qu’avant que je n’ai le temps de dire ouf, Leyel rejettera mes bras pour dormir, ira courir dans les bras de ses tontons, tatas et grands parents dès qu’elle les verra et n’aura plus autant besoin de moi. A l’échelle de la vie, ces premiers jours si intenses le sont aussi et surtout car ils forgent et forcent le lien d’amour inconditionnel que nous avons pour elle, parce que sans nous elle n’a ni repère ni possibilité d’évoluer seule et que si nous ne sommes pas dans l’instant avec elle comme nous l’avons été pour son frère, nous nous en voudrons pour toujours. C’est aussi et surtout ça les premiers jours du post partum.
J’ai encore mille et une choses à vous dire et vous écrire mais cette chronique est déjà si longue …. je vous retrouve demain pour une chronique plus quotidienne et plus courte. Une journée avec nous dans cette nouvelle aventure à 4. Je vous parlerai d’Eyden et de tous ces changements qui forcément l’affectent beaucoup !
Bonjour et bienvenue dans un nouvel article autour de la maternité.
Soit tu es maman et tu cherches de supers articles à demander en liste de naissance, soit tu connais une future baby Mama et tu aimerais que ton cadeau ne tombe pas aux oubliettes.
Peu importe finalement de quelle team tu es, the important thing is, tu es au bon endroit!
Dans cet article, je vais finalement m’intéresser au nouveau né c’est vrai, mais aussi et surtout à son environnement !
Petit rappel : – On ne sait jamais avant la naissance quel poids / taille fera bébé certains mettent du naissance pendant presque un mois, d’autres passent directement au 3 mois. – Les gens ne prennent pas souvent en compte la saisonnalité par rapport à l’âge du bébé. Je m’explique, un enfant qui nait en été va souvent recevoir des habits d’été à tous les âges sauf qu’il ne les utilisera pas forcément … – Un nouveau né n’a vraiment pas besoin de beauuuuucoup d’équipement et je recommande vivement de voir quelles sont VOS habitudes que VOUS développez avec bébé en fonction de VOTRE rythme de vie, de votre lieu d’habitation… afin de voir si vous avez vraiment besoin : d’un transat + d’un berceau + d’un couffin + d’un lit parapluie + …. enfin vous voyez où je veux en venir.
Ceci étant dit, il y a pour moi quelques indispensables qu’on peut demander ou acheter pour préparer sereinement l’arrivée de bébé.
Fashion baby ?
Que prévoir pour bébé en se concentrant sur l’essentiel ? Prévoir plusieurs body en ouverture croisée à manche longue ou courte en 1/3 mois selon la saison de naissance. Des pyjamas ou ensemble (pas plus d’une dizaine) – si jolis et pratiques – pour les premiers mois avec des matières appropriées selon la saison (velour pour l’hiver, coton en été) Deux gigoteuses pour interchanger selon les lavages Deux draps de bain Et… c’est tout ! Laissez vos proches vous gâter (ils adorent acheter des fringues, n’hésitez pas, pour les guider à leur indiquer la taille et le poids de bébé pour qu’ils puissent faire des achats éclairés !) Une ou deux couvertures pour bébé ainsi que des langes pour emmailloter Quant à vous, observez comment bébé grandit / grossit afin d’anticiper les achats à venir.
Je suis personnellement partisane du « peu de tenues mais que bébé va vraiment mettre souvent » que du trop qui finit au fond des placards parce qu’on tourne uniquement avec ceux qu’on préfère …
Pour les chaussures, elles sont certes jolies mais tellement inutiles avant que bébé ne marche vraiment ! Achetez les d’occasion éventuellement ou préférez des jeux d’éveil !
Ce dont on a vraiment besoin
Finalement, les peluches, doudous et autres dors bien font certes, très plaisir mais ne sont pas les éléments indispensables pour un nouveau né et ses parents. Je me permets de vous parler d’expérience. Je me souviens, à la naissance d’Eyden, absolument tout me faisait plaisir mais le cadeau que j’avais ADORÉ et auquel je n’avais pas forcément pensé était le suivant : une trousse de produits de toilette : crème pour le change, huile de massage bien être et huile de massage pour les coliques testé et approuvé par une copine maman. Ça a été l’un des cadeaux les plus utiles dans ma nouvelle maternité et je garde de très très beaux souvenirs des moments que j’ai passé avec Eyden, tous les jours à lui faire ses petits massages avant de l’habiller pour la journée ! Donc dans la même gamme voici les idées
Une trousse de produits de soins (si vous ne savez pas vers quoi vous tourner, allez en parapharmacie et demandez conseil !)
Un mois de couches (on y pense pas assez mais c’est un des plus gros postes de dépense et même si vous pensez que ça ne s’offre pas, croyez moi ça s’offre et ça fait plaisir!) renseignez-vous sur le choix des parents et proposez leur de prendre en charge un mois d’abonnement par exemple. Pour faire un 2 en 1 avec la proposition précédente je vous conseille d’offrir le coffret maternité de Joone il est absolument génial. On l’avait pris pour Eyden et on avait eu besoin de rien pendant des mois !
Un plan à langer avec le nécessaire pour bébé (cotons lavables, matelas à langer, couffins pour ranger les produits) il y en a des très jolis sur Etsy et des personnalisables et vous êtes surs que ça servira loooongtemps ! Je vous ai mis quelques options : ici, ici et ici
Un transat
Et oui ! Croyez moi, même si vous adoooooorez sa petite bouille d’ange, vous aurez envie de poser bébé de temps en temps ! Et pour son temps d’éveil au calme c’est important qu’il ai un environnement safe. Pour Eyden nous en avions un très simple et il faisait PARFAITEMENT l’affaire. A avoir dès la sortie de la maternité, nous l’avions utilisé jusqu’à ce qu’Eyden s’assoit seul vers 8-9 mois quand il est passé à la chaise haute ! Cette fois ci ces deux modèles nous tentent !
Autre élément important un tapis d’éveil pour que votre tout petit puisse évoluer au sol sereinement avant d’aller crapahuter partout. Un choix infini pour les bébés à venir s’offre à vous : fait main, personnalisé, aux couleurs pétantes ou à l’univers pastel …. En tout cas soyez certains que votre tout petit va passer du temps dessus ! Voici quelque uns de mes coups de coeurs il y en a pour tous les prix. Je trouve que personnalisé avec le prénom de bébé c’est un magnifique souvenir !
Une baignoire et un thermomètre : mais pas n’importe laquelle ! Encore une fois, l’expérience nous pousse cette fois à nous tourner vers une baignoire bébé …. SUR PIEDS ! C’est mon seul critère ! Vous me remercierez plus tard ! Je n’ai aucune marque de prédilection mais nous opterons probablement pour celle-ci . pour le thermomètre, c’est loin d’être un gadget et nous utilisons encore celui d’Eyden !
Et les jouets dans tout ça ?
Finalement pas très utiles au départ et les premiers mois ! Un très joli tapis d’éveil (il y en a des supers sur Etsy), un hochet Montessori et quelques livres audios.
Offrir des expériences
En tant que nouveau parent et suivant les priorités des uns et des autres, celles-ci n’incluent pas souvent de pouvoir multiplier les expériences avec le nouveau né comme les babys spa ou les shooting de naissance et constituent pourtant de belles expériences et de beaux souvenirs qui resteront gravés dans l’histoire de la famille. Aussi, cela peut être une très belle initiative que d’offrir une expérience plus qu’un objet tangible. Voici quelques idées:
Un dîner au restaurant ou encore mieux : faire venir un chef à domicile. Et pour avoir testé et approuvé ses services je vous recommande mille fois les services de @YourchefParis
Uniquement pour la nouvelle BabyMama
On est pas ici pour discuter du bouleversement que peut être dans la vie d’une femme le fait de donner la vie même si je reste persuadée que c’est l’expérience la plus sous cotée de la terre entière. Une chose est sure et certaine : après avoir passé 9 mois à se faire chouchouter pour être en train de créer un être humain, elle est souvent délaissée de l’attention de l’entourage au profit du petit bébé d’amour. Et quelque part, on ne vous en veut pas, l’enfant est siiiiiii mignon mais clairement, celle qui a le plus besoin de vous dans ce qu’on appelle communément le mois d’or (les 40jours après la naissance) c’est celle qui vient d’expulser dans la joie ou la douleur, la petite boule de graisse que vous vous battez à tenir dans vos bras.
Aussi, voici une petite sélection de ce qui pourrait lui faire plaisir.
En lien avec sa nouvelle maternité
Si baby mama allaite un beau vêtement d’allaitement ou des consultations avec des conseillères en lactation seront des superbes cadeaux ! Elle se sentira soutenue dans l’aventure tumultueuse qu’est l’allaitement !
Qui dit allaitement dit aussi alimentation favorisant la lactation ! pourquoi pas offrir une petite cure de tisane d’allaitement peut être une super idée. Je viens de tomber sur une pépite: cette cure de chez Glowup Shop pour préparer l’accouchement ET l’allaitement.
Pour retrouver une harmonie dans ce corps éprouvé après ces longs mois de grossesse, l’idée de lui offrir un massage post accouchement, des séances d’ostéo (pour elle et bébé d’ailleurs), de réflexologie plantaire ou un make over chez le coiffeur ou un bon soin du visage toutes ces idées presque anodines sont importantes dans la reconquête du « moi » et de la féminité post partum. Pour vous raconter une petite anecdote, la première fois que l’on m’a « touché » médicalement pour un massage il me semble, après avoir accouché j’ai pleuré tellement les gestes étaient prévenants et doux, loin de ce que j’avais pu connaître à cause du suivi médical pendant 9 mois.
Autre objet / élément indispensable du post partum : une écharpe de portage (!!!!!) j’ai eu la mienne un mois après la naissance d’Eyden et clairement j’ai vu un avant et un après. Cette fois ci, elle ira directement dans la valise de maternité tant c’est un objet qui permet de prolonger cet état rassurant de la gestation pour bébé et qui permet à maman ou papa de vaquer à quelques occupations avec un bébé koala qui a besoin d’être porté.
Perso j’en ai déjà 2 de la marque June 22 et je vais surement de nouveau craquer pour un double sling en coton molletonné cette fois-ci pour porter poupette pendant les balades hivernales ! Je vous conseille un double sling si vous optez pour le coton ou un sling simple pour le velour ! C’est vraiment vraiment un indispensable, croyez-moi. Du simple transvasa maison -> voiture aux longues balades dans le souk de Tunis en passant par les cascades de Lombok je n’ai juré que par le portage pendant plus d’un an. J’ai souvent préféré mes écharpes de portage à la poussette !
Autres objets que je souhaite tester cette fois ci :
le bandeau de peau à peau. Il est à utiliser jusqu’à 3 mois environs, coute peu cher et doit être bien utile en cas de petite nuit. Je me souviens que je m’endormais souvent avec Eydoun sur moi la nuit, voilà un bon moyen de créer un beau lien avec bébé.
une ceinture post partum : je m’étais presque faite engueulé à la maternité lorsque je m’étais ceinturée le bassin après l’accouchement. Alors je sais qu’il y a une team pour et une team contre mais après cet accouchement je pense opter pour la ceinture. Ma motivation n’est pas tant de jouer la montre pour retrouver ma silhouette mais d’éviter cette sensation de « vide » que j’ai ressenti pendant des semaines et surtout pour soulager mon dos et ma posture dont j’avais beaucoup souffert après la naissance d’Eyden qui a pourtant été un accouchement « facile ». Je suis tombée sur la marque Mybelly sur instagram et compte bien commander leur ceinture à glisser dans ma valise de maternité.
Culottes menstruelles : ehhh oui ! on ne parle pas que de peluches ici ! Nouveauté pour moi cette fois-ci je compte aussi glisser pour la première fois quelques culottes menstruelles. Je n’ai rien à vous conseiller car jamais testé mais je sais que je me tournerai vers la marque So’cup !
Les attentions qui ne vouscouteront qu’un peu de temps !
Allier l’agréable au très utile peut être aussi un beau cadeau de post partum. En planifiant vos visites avec la future maman pour que vous puissiez profiter du nouveau né en même temps que celle ci prévoit ses rendez-vous de suivi d’accouchement, une petite balade solo ou simplement une sieste dans le réconfort de savoir que bébé sera occupé !
Dans le même genre vous avez ces petits présents presque intangibles : des petits plats faits maison, prendre le/les grands frères et soeurs en balade pendant que maman s’occupe seule du petit nouveau né, mais aussi quelques heures de ménage par ci par là ou de faire tourner une lessive de temps en temps. Ça vous parait bête ? Et pourtant, quel nouveau parent peut se targuer d’avoir pu gérer un aussi gros changement dans une maison toujours clean ? On est passés par trop de temps confinés pour ignorer le pouvoir positif d’une maison ordonnée et d’un plat maison sur la table !
Etre présent toute la première année de bébé
La première année d’un bébé est incroyablement chargée en changement radicaux. En une année ce nouveau né qui ne voyait qu’en noir et blanc et ne tenait pas sa tête seul va se retrouver à marcher et balbutier des mots en l’espace de 12 mois. Qui parmi nous peut se targuer d’accomplir de tels progrès en l’espace d’un an ? Quelle nouvelle compétence avons nous acquis cette dernière année ?
Tout ceci pour dire que si ça ne vous intéresse pas d’offrir un énième parfum de bébé ou une tenue que votre petit protégé ne mettra que quelques fois (et je comprends), rien ne vous empêche de différer vos présents aux premiers petits pots, aux premiers jeux de construction, aux premières balles d’exploration …. bref vous avez compris à tout ce dont bébé pourrait avoir besoin à différents stades de son évolution tout au long de la première année !
Le plus beau cadeau que vous puissiez faire à l’heureuse famille
Je finis en vous rappelant que le plus beau et précieux cadeau que vous puissiez faire à l’heureuse famille reste et restera toujours votre présence à leurs côtés. Un enfant est un grand bouleversement et peut être qu’ils mettront plus de temps à répondre à vos textos, peut être qu’ils passeront les premières semaines et les premiers mois à vous partager amoureusement tout ce que bébé fera (ou ne fera pas), peut être que vous vous sentirez en décalage même mais c’est une phase qui passe et pour laquelle ils ont besoin de vous, de votre présence, de vos délires, de vous, tout simplement !